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Denis Jordan

Glaïeul des marais

Gladiolus palustris - Gaudin

Iridaceae | Zones humides de plaine 

Le glaïeul des marais est une plante vivace de 30 à 60 cm, munie de 2 à 3 longues feuilles, étroites et engainantes à la base. Son inflorescence est une longue grappe terminale unilatérale de 3 à 9 fleurs rose foncé, de grande taille (3 à 4 centimètres). Les divisions inférieures de ces fleurs, les tépales, sont plus étroites et allongées que les supérieures, ces dernières possédant une veine centrale plus marquée et plus foncée. Les caractéristiques de son inflorescence permettent de distinguer ce glaïeul des autres espèces proches morphologiquement, mais qui sont absentes de Haute-Savoie. L’espèce s’en distingue également par la présence d’une tunique de fibres entrecroisées qui entoure le bulbe alors que chez les espèces avec lesquelles il pourrait être confondu, les fibres de cette tunique sont presque parallèles.

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Statut patrimonial

  • Directive habitat :
  • Liste rouge nationale 1 :
  • Espèce protégée : national
  • Présence en Haute-Savoie : carte

Biologie

C'est une géophyte bulbeuse qui possède une tunique de fibres qui protège le bulbe de la déshydratation et de l’inondation prolongée, ce qui semble permettre à l’espèce de supporter de fortes variations du niveau de la nappe phréatique. La floraison a lieu de fin mai à mi-juillet selon l’altitude. La reproduction s’effectue par voie sexuée avec production dans une capsule de graines ailées qui seront disséminées par le vent. L’espèce peut également se multiplier par voie végétative avec la production de caÏeux à la base du bulbe.

  • Type biologique : Géophyte à bulbe picto
  • Floraison : de mai à juillet
  • Mode de dissémination : anémochore
  • Type de reproduction : sexuée et végétative

Ecologie

L’espèce se développe dans les prairies et pré-bois humides basophiles des étages collinéen à montagnard. Elle est assez clairement inféodée à la prairie à molinie bleue (Molinion caeruleae) mais on peut également la trouver dans des variantes à sécheresse périodique des prairies « sèches » des Mesobromion erecti. Il semblerait que la fluctuation d’humidité au niveau du sol soit un des éléments les plus déterminants pour la présence de l’espèce.

Répartition

Mondiale

Le glaïeul des marais est une espèce centre-européenne, préalpine-subméditerranéenne et subcontinentale. Au nord des Alpes, on la trouve en France, Allemagne du sud et un peu à l’est, en Tchéquie, Slovaquie et Pologne. Au sud, son aire de répartition suit le pied des Alpes, des Apennins à la Hongrie ; elle est plus répandue dans les Balkans jusqu’en Albanie. Des populations isolées se rencontrent également plus à l’Est jusqu’en Russie, Biélorussie et Ukraine.

Française

En France, l’espèce est présente exclusivement dans l’Est, dans les départements nord de Rhône-Alpes, en Franche-Comté et en Alsace. Pour Rhône-Alpes, elle ne se rencontre qu’en Haute-Savoie et dans l’Ain.

Départementale

En Haute-Savoie, l’espèce se cantonne à quelques communes du Bas-Chablais et une station excentrée dans la vallée du Giffre. En Suisse, l’espèce a pratiquement disparu, et parmi les stations qui demeurent, une se trouve à proximité des stations haut-savoyarde du Bas-Chablais.

Menaces & actions de préservation

Le maintien de cette espèce est conditionné à l’existence de milieux herbacés ouverts, à humidité variable et pauvres en nutriments. Les menaces qui sont liées à cette espèce relèvent d’une part de modifications de l’alimentation hydrique des prairies qui l’hébergent, de l’enrichissement du milieu et de fauches trop précoces, le tout souvent lié à des modifications des pratiques agricoles. D’autres menaces actives sont la fermeture du milieu par évolution de la végétation et développement des ligneux, et l'assèchement naturel (lié à l’atterrissement des marais par accumulation de matière), ces deux phénomènes étant le plus souvent liés à l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles des prairies à litière. En Haute-Savoie, un programme d’introduction du glaïeul a été mené conjointement avec le Conservatoire Botanique National Alpin sur une parcelle détenue par un syndicat mixte et située à proximité du site le plus important du département. Des bulbes cultivés ex-situ par le conservatoire à partir de matériel végétal récolté sur les sites du Bas-Chablais ont été installés sur cette prairie, et les premiers résultats de cette opération sont très encourageants.

collin andre a écrit :
27/05/2017 16:14

visite la station des reulands(clairiere)le 27/05/17.rien vu!!

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